Chez Julien Kesser, tout commence par une forme d’évidence, mêlée très tôt à une curiosité profonde. S’il est né à Metz, c’est à Mulhouse qu’il grandit, qu’il se construit, et où il développe un attachement sincère à la ville. Un ancrage qui, aujourd’hui encore, guide une grande partie de ses choix.
Mulhouse, c’est là où j’ai grandi, là où j’ai mes repères. C’est une ville à laquelle je crois profondément.
Confie-t-il.
Julien suit un parcours d’ingénieur dans le bâtiment, inspiré par son grand-père entrepreneur et par son père, Claude. Mais très vite, au-delà de la construction elle-même, il s’intéresse à ce qui se passe après. À ce que deviennent les lieux, à la manière dont ils sont vécus, perçus, appropriés.
En rejoignant l’entreprise familiale, il choisit de ne pas brûler les étapes. Il passe par différents métiers, découvre les rouages du groupe, observe, apprend.
J’avais besoin de comprendre l’ensemble, pas seulement une partie.
Explique-t-il.
Très tôt, l’ouverture de l’hôtel Holiday Inn marque un tournant dans sa manière de voir les choses. Il observe ce nouveau domaine qui vient compléter les activités du groupe, et y perçoit un potentiel différent, plus vivant, plus direct, plus en lien avec les gens. Aussi, après avoir occupé le poste de contrôleur de gestion pour l’ensemble des sociétés, il décide de s’orienter vers l’hôtellerie. Un choix structurant, qui va progressivement redessiner son rôle au sein du groupe.
L’hôtellerie, c’est un métier à part. On est dans l’expérience, dans l’instant, dans le relationnel. Ça m’a tout de suite parlé.
À la sortie de la crise sanitaire, il prend la direction de l’ensemble des établissements du groupe, avec une ambition claire : donner une nouvelle dimension à ce pôle et en faire une évidence dans l’organisation globale. Sa vision est nette : un lieu ne doit plus être simplement fonctionnel, il doit être vécu. Il introduit alors une approche centrée sur le parcours client, pensé comme une expérience complète, cohérente, fluide.
On ne vient plus dans un lieu uniquement pour dormir ou manger. On vient pour ce que l’on va y vivre.
Cette approche s’accompagne d’un style de management qu’il revendique comme familial, basé sur l’écoute, l’implication et la responsabilisation. Il encourage les équipes à s’approprier les projets, à proposer, à s’engager.
Si les équipes vivent le projet, alors les clients le ressentent.
Curieux, ouvert, attentif à ce qui se fait ailleurs, Julien explore, teste, observe. Il s’intéresse à tous les sujets liés à l’hôtellerie, de la restauration au bien-être, en passant par les nouvelles attentes des clientèles. Une curiosité qui va trouver un point d’accélération lors du salon Equip’Hôtel en 2024.
À ce moment-là, j’ai compris que l’on ne pouvait plus penser un spa comme avant.
Explique-t-il.
Il ne s’agit plus seulement de proposer des équipements. Il faut créer une expérience, quelque chose de plus global.
Le déclic est là. Et très vite, la réflexion dépasse le simple cadre du spa. Ce qui devait être une évolution devient un projet beaucoup plus ambitieux. Une remise à plat globale. Une nouvelle manière de penser le lieu dans son ensemble. C’est ainsi que naît VOCO MULHOUSE LE TRIDENT.
Pour Julien, il ne s’agit pas simplement de rénover un hôtel, mais de redéfinir ce qu’il doit être aujourd’hui. Des chambres pensées dans un esprit plus lifestyle, plus ouvertes, plus en phase avec les attentes contemporaines. Une restauration conçue comme un véritable lieu de vie, accessible à tout moment, ouverte sur les cuisines du monde, capable de répondre à toutes les envies.
L’idée, c’est que chacun puisse trouver sa place, à n’importe quel moment de la journée.
Mais au-delà des espaces, c’est une intention globale qui se dessine : celle de créer un lieu où l’on revient, où l’on se retrouve, où l’on échange. Un lieu repère, ancré dans son époque, mais profondément connecté à son territoire.
On veut un lieu vivant. Un lieu qui bouge, qui s’adapte, qui crée du lien.
Dans ce projet, la complémentarité avec Florent, son frère, devient une évidence. L’un imagine, projette, crée des expériences. L’autre structure, organise, rend possible. Une dynamique fluide, naturelle, où chacun trouve sa place.
On se comprend vite. On n’a pas besoin de beaucoup de mots pour avancer.
Avec VOCO MULHOUSE LE TRIDENT, Julien Kesser incarne une nouvelle étape pour le groupe. Une évolution vers une hospitalité plus ouverte, plus expérientielle, plus en phase avec son temps. Mais au fond, son ambition reste simple. Créer des lieux qui comptent. Des lieux que l’on choisit. Des lieux où l’on a envie de revenir.



